Qu’est-ce que l’ataxie cérébelleuse ?

Le syndrome cérébelleux se caractérise par différents troubles, parmi lesquels on retrouve principalement l’ataxie. Le terme « ataxie » vient du grec « ataxia », signifiant « désordre ». Il s’agit d’un ensemble de troubles d’ordre génétique perturbant le champ de la coordination et de l’équilibre.

Tout comme le syndrome cérébelleux, l’ataxie n’est pas une maladie mais un symptôme en lien avec une dégénérescence du cervelet, pouvant inclure le réseau nerveux qui y est rattaché. Dans le cas de syndrome cérébelleux, on parle d’ataxie cérébelleuse.

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Système nerveux central

La sévérité des lésions implique une dégénérescence du système nerveux qui entraîne la perte de neurones nécessaires à la connexion des aires motrices. On dénombre plusieurs ataxies qui varient en fonction de l’aire touchée dans le système nerveux central. Les lésions peuvent notamment apparaître au niveau de l’encéphale, qui est composé du cervelet et du tronc cérébral, comprenant le bulbe rachidien et la moelle épinière.

Pour les distinguer, les ataxies sont répertoriées selon une classification prenant en compte :

  • Les symptômes
  • L’âge d’apparition de la maladie
  • L’origine de la transmission

Les démarches thérapeutiques

À l’heure actuelle, et malgré les avancées médicales et de la recherche, on ne guérit pas du syndrome cérébelleux. La thérapie physique axée sur la rééducation met l’accent sur la coordination gestuelle ainsi que sur la concentration.

Cette prise en charge pluridisciplinaire fait intervenir :

  • Neurologues
  • Physiothérapeutes
  • Ergothérapeutes
  • Orthophonistes
  • Kinésithérapeutes
  • Neuropsychiatres
  • Psychologues

Toute prise en charge paramédicale doit être adaptée et assidue afin de permettre au sujet d’améliorer sa qualité et son espérance de vie. Toutefois, le seul moyen efficace pour diagnostiquer le syndrome cérébelleux reste encore la prévention. En effet, le dépistage précoce peut venir circonscrire l’apparition des symptômes et mettre en place une prise en charge adéquate. Celle-ci doit s’appuyer sur la qualité et la spécificité de l’accompagnement thérapeutique, rééducatif et scolaire. Dans l’optique d’une coopération effective et pédagogique, elle doit être soutenue tant sur le plan humain que matériel.

Gabrielle Luciani

Psychologue clinicienne

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